« Qu’est-ce que l’art aujourd’hui ? » avait été ma première interrogation, plusieurs années avant mes débuts en peinture. Comme je le dis en première partie, je me posais avec angoisse la question suivante : « après ce qu’ont fait les peintres abstraits et figuratifs, peut-il exister encore une nouvelle peinture ? ».
J’ai eu quelques réflexions au sujet de l’art. Elles commencent ci-après en haut. J’ai eu la plupart d’entre elles quand je n’ai quasiment jamais peint, à savoir de 2014 à 2019.
Et il s’avère que, comme en peinture à travers l’ « extraction », j’ai aussi tenté par écrit de répondre à cette question. J’estime donc au final que mes réflexions font partie de mon parcours. Présentées ici dans l’ordre chronologique, l’une d’entre elles en 2002 met en évidence le tout début d’une convergence entre ma réflexion et ma peinture.
Ma dernière réflexion date de janvier 2026 :
« Le beau ne saurait revenir à l’identique, mais il est infini en nombre. »
Certes, je n’ai pas trouvé de réponse à la question « Qu’est-ce que l’art aujourd’hui ? ». Mais la réflexion précédente m’a un peu rassuré sur les possibilités de la peinture.















L’homme et la nature ont besoin du beau pour vivre. L’homme en plus pour exister.












« Une oeuvre d’art est le produit d’un artiste parvenu à la rencontre d’une intuition, et à lui donner forme, telle une ascension qui, arrivée au sommet, donne forme à la montagne. »
« L’homme et la nature ont besoin du beau pour vivre. L’homme en plus pour exister. » Cette réflexion m’était venue il y a quelques années. J’ai essayé de mieux la comprendre en 2026. La séduction, y compris entre animaux, concerne la première phrase. Elle encourage la procréation. La seconde fait référence à un défi pour l’homme, puisque s’il réussissait à créer du beau, lui consciemment, contrairement à la nature, il s’en distinguerait à part entière. Et s’il parvient à livrer une œuvre plus belle que la nature, il se situera au-dessus d’elle d’une certaine manière et donc s’en distinguer. Ainsi, conformément à ses prétentions, il ne vivra pas simplement, comme la nature, mais aussi exister en tant qu’être penseur et créateur.
Le beau naît dans l’homme (émotions cerveau). Il est vivant. Et il meurt, comme l’homme. Le beau n’est pas passif puisqu’il engendre des émotions et des réactions. Ainsi, le beau naît dans l’homme et meurt, et ne peut réapparaître à l’identique car il est produit dans un être humain qui est changeant. Peut-il alors vraiment être infini dans sa variété ? Potentiellement oui, tant qu’il y aura des hommes.
En résumé, le beau ne saurait revenir à l’identique, mais il est infini en nombre.